Sabine Quindou, journaliste et animatrice de télévision
Sabine Quindou est titulaire d’une maîtrise en histoire contemporaine et diplômée en journalisme du CELSA,...
“C’est le rôle essentiel du professeur d’éveiller la joie de travailler et de connaître.” Albert Einstein
« La recherche, l’éducation et la culture doivent être les priorités absolues d’un pays avancé. On ne pourra pas lutter efficacement contre la violence et contre le chômage si on ne mène pas un combat pour la connaissance. » André Brahic
“Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts.” Isaac Newton
Vous y trouverez, un invité, connu, qui gagne a être connu ou un personnage au cœur de l’actualité scientifique culturelle, sportive et qui nous livre ses pensées et ses points de vue.
Ces entretiens représentent un véritable pont entre les scientifiques et le grand public dont fait partie intégrante la jeunesse.
Vous y trouverez les leaders du spatial, de l’astronomie, de l’aéronautique et des nanotechnologies mais aussi des ingénieurs exceptionnel !
Les interviews d’exception sont aussi un écho du travail de terrain que l’ensemble de notre équipe réalise chaque jour sans relâche dans tous les milieux de notre société sans aucune distinction.
Sabine Quindou est titulaire d’une maîtrise en histoire contemporaine et diplômée en journalisme du CELSA,...
"En 1983 je me suis retrouvé doter d’un diplôme d’ingénieur et à l’époque on pouvait travailler, il y avait plusieurs offres d’emplois qui s’offraient à nous. C’était une période plus faste peut-être qu’aujourd’hui en tout cas. J’ai hésité longuement entre aller chez Dassault Aviation pour travailler sur le Rafale qui était en cours de développement à l’époque où venir au CNES et là l’attrait du spatial me tenaillait vraiment. Donc je suis rentré au CNES comme ingénieur d’études au début sur les Lanceurs à Évry. Puis ensuite j’ai quitté Évry en 1988 pour rejoindre les équipes de satellites à Toulouse c’est là où j’ai fait le plus gros de ma carrière. "
L’interview d'exception de Majdi Khoudeir, Directeur d’Isae-Ensma et professeur des universités. " Le temps s’est accéléré c’est-à-dire qu’on ne peut plus dire « oui, on va trouver des solutions dans 100 ans, dans 200 ans». Non, car on a une échelle de temps qui s’est réduite et on le voit bien sur les programmes des différents gouvernements pour dire à une échelle de temps donnée comme France 2030 où on a des objectifs au niveau national. On peut aussi prendre l’ONU avec des objectifs au niveau mondial de réduction d’émission d’un certain nombre de choses. "
« Le lanceur Maia est un lanceur dont le premier étage est réutilisable et sous forme d’option, c’est important dans le modèle économique de la société. Un peu comme le cas du Falcon de SpaceX, il y a des missions pour lesquelles l’étage n’est pas récupéré. On est autour de 500 kg en orbite basse et c’est une certaine typologie de marché. Il s’agit de petits satellites d’observation, il y a quelques satellites institutionnels, mais plutôt des satellites privés. A contrario, si je décide de ne pas récupérer l’étage, donc de profiter de la pleine performance de mon lanceur, là on va monter jusqu’à 2,5 tonnes et on pourra servir une autre typologie de client avec des satellites plus ambitieux, des constellations de petits satellites. »
"Les challenges du Centre Spatial Guyanais sont très clairs. Je peux dire que la feuille de route se décompose en trois axes : le premier axe, on vient d'en parler, c'est la remontée en cadence des lanceurs institutionnels, c'est-à-dire d'Ariane 6 et de Vega. On devrait relancer un Vega C dès la fin de cette année (c'est prévu fin novembre) et, ensuite, c'est pareil, la cadence va remonter pour les Vega puisque, l'an prochain, on prévoit aussi de faire en plus d’Ariane 6, le lancement de 4 Vega C et puis 6 l'année d'après."
" Vous avez la mythologie grecque avec Icare et Dédale, mais aussi l'aventure d’Abbas ibn Firnas (810-887); un Berbère qui vivait en Andalousie aux alentours de l'an 800. Il a fait une expérience du vol en s'équipant de plumes d'oiseaux, il s'est élevé d'un minaret depuis Cordoue, ville d’Espagne. Il a volé une certaine distance, mais il a oublié une chose : l'atterrissage. Ce qui montre encore une fois l'exemple de l'intérêt du retour par l'expérience ! À l'atterrissage, il s'est fait très mal au dos et a compris que l'oiseau avait une queue qui lui permettait d'atterrir. Ensuite, on a vu l'envol des frères Wright (1902). Pour moi, ce qui est passionnant, c'est le premier homme dans l'espace, Youri Gagarine, un Soviétique, et les premiers pas de l'homme sur la Lune: c'est ce qui doit être montré aux jeunes pour leur montrer cette envie, cette volonté justement d'aller au-delà."