Debarati Chatterjee, l’interview d’exception

Debarati Chatterjee vient de terminer son post-doctorat au sein du Laboratoire de physique corpusculaire de Caen (LPC). Elle étudie les propriétés extrêmes dans les astres compacts. La spécialité de cette jeune chercheuse indienne ? Les astres compacts, ces objets formés à la fin de la vie des étoiles massives [celles pesant plus de 8 fois la masse du Soleil, ndlr]. Alors étudiante en Licence de physique à l’Université de Calcutta, Debarati découvre l’astrophysique théorique au cours d’un stage à l’Institut indien d’astrophysique. Elle apprend un nouveau langage, celui de la programmation. Elle décide alors de poursuivre ses études en astrophysique théorique utilisant les méthodes numériques. Son sujet de thèse consiste en l’étude de la matière dense et froide dans les étoiles à neutrons. Pour mieux comprendre la physique, elle modélise la structure interne et externe des objets compacts pour les comparer avec des phénomènes astronomiques observés par les télescopes. A l’issue de sa thèse qu’elle obtient en 2010, elle dresse un constat : les astres compacts montrent des propriétés extrêmes que l’on ne comprend pas avec la connaissance actuelle en physique. Crédits : Normandie université/A. Bonin (DR).

L’index :

1) Présentation: Qui êtes-vous ? 00:09

Quel a été votre parcours ? 00:12

2) Avez-vous eu une rencontre particulière qui vous a influencée durant votre carrière ? 00:45

3) Qu’est-ce qu’une onde gravitationnelle ? 01:55

4) Quels sont les outils qui ont permis de détectés les ondes gravitationnelles ? 03:15

5) Qu’est-ce que nous indique la détection de ces ondes gravitationnelles du point de vue de nos modèles théoriques de l’univers ? 05:23

6) Les associations scientifiques et techniques sont-elles une nécessité au sein de notre société ? Pourquoi ? 07:00

7) Quelle est la présence des femmes scientifiques en Inde : sont-elles plus nombreuses que les hommes ? 08:33